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Les types de majorité : un préalable indispensable

En droit de la copropriété, la loi du 10 juillet 1965 distingue plusieurs régimes de majorité selon la nature de la décision soumise au vote. Pour les travaux, trois seuils principaux s'appliquent :

Le non-respect de la règle de majorité applicable est l'un des premiers motifs d'annulation d'une décision d'AG. Vérifier que les travaux votés l'ont été sous la bonne majorité est donc la première étape de tout recours.

Qui peut contester une décision de travaux ?

L'action en contestation d'une décision d'assemblée générale est ouverte à un cercle strictement délimité de personnes. Seuls peuvent agir :

En revanche, le copropriétaire qui a voté pour la résolution ne peut en principe pas en demander l'annulation ultérieurement. Il est lié par son vote. De même, celui qui s'est abstenu se trouve dans une situation plus incertaine selon les juridictions, bien que la tendance jurisprudentielle soit de lui reconnaître un intérêt à agir lorsqu'il démontre un préjudice particulier.

« Le délai de deux mois pour contester une décision d'AG est un délai préfix : il ne peut être ni suspendu ni interrompu. Son expiration éteint définitivement le droit d'agir, quelle que soit la gravité de l'irrégularité invoquée. »

Le délai de deux mois : une contrainte absolue

L'article 42 de la loi du 10 juillet 1965 fixe à deux mois le délai pour contester une décision d'assemblée générale. Ce délai court à compter de la notification du procès-verbal de l'assemblée aux copropriétaires opposants ou défaillants. Pour les absents, il court à compter de la notification du PV qui leur est adressée par le syndic.

Ce délai est qualifié de préfix par la jurisprudence, ce qui le distingue d'un délai de prescription classique :

La vigilance s'impose donc dès réception du PV d'AG. Toute hésitation ou attente d'une réponse amiable du syndic peut être fatale au recours.

Les motifs d'annulation reconnus par les tribunaux

La contestation d'une décision de travaux peut reposer sur des motifs de forme ou de fond. Les tribunaux reconnaissent régulièrement les motifs suivants :

La jurisprudence de la Cour de cassation : les points clés

La Cour de cassation a rendu plusieurs arrêts structurants sur la contestation des décisions d'AG relatives à des travaux. Les enseignements principaux à retenir sont les suivants :

Face à une décision de travaux qui vous semble contestable, l'urgence est donc de consulter rapidement pour évaluer les chances de succès d'un recours - avant que le délai de deux mois ne soit écoulé.

Une décision de travaux votée en AG vous semble illégale ?

Je vous aide à évaluer les motifs de contestation et à agir dans les délais.

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